
«...ne pas compter ses heures»
Que vouliez-vous faire quand vous aviez 15 ans?
Je ne savais pas du tout quoi faire. Ce n'est qu'après l'université, lorsque le nouveau rédacteur en chef du quotidien La Liberté (Fribourg) est venu me demander si le journalisme m'intéresserait que j'ai choisi, un peu par hasard, ma future profession. J'ai répondu: «Heu, oui, pourquoi pas» et, à ce jour, je n'ai jamais regretté mon choix.
En quoi consiste votre métier et depuis quand l'exercez-vous?
Je collabore avec la TSR depuis 1986. Avant cette date, j'ai donc travaillé à La Liberté, à l'Agence télégraphique suisse (ATS) ainsi qu'à la radio. Au sein de la TSR, je suis passée par Temps présent, Classe éco et même la présentation du journal télévisé. Depuis 2006, je gère une équipe qui traite l'actualité genevoise. Je suis également présente sur le terrain pour réaliser des reportages, rédiger des news, commenter l'actualité, etc.
Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans cette profession?
Sa variété, surtout au sein d'un grand média comme la TSR. Ce qui me plaît également c'est de rester en prise avec la vie, de connaître les gens, d'assouvir ma curiosité. C'est vraiment un métier vivant pour lequel on n'a jamais fini d'apprendre, où l'on ne s'ennuie pas. En fait, je me sens assez privilégiée de pouvoir l'exercer.
Qu'est-ce que vous changeriez si vous le pouviez?
Rien du tout! Évidemment, on aimerait parfois avoir le temps de s'arrêter un peu, de réfléchir posément… Mais cette activité débordante fait partie du boulot et fait aussi son charme. Le journalisme demande un grand investissement personnel mais celui-ci est récompensé par tous ceux et celles qui acceptent de sacrifier un peu de leur temps, de nous parler un peu d'eux, de leur vie. C'est un vrai cadeau.
Quelle formation avez-vous suivie?
J'ai entamé des études d'histoire moderne à l'Université de Fribourg mais ne les ai pas terminées car le rédacteur en chef de La Liberté m'a engagée.
Quel conseil pour débuter dans ce métier?
D'abord suivre une formation universitaire. Ensuite, ne pas hésiter à se lancer, rester ouvert, curieux, en alerte et ne pas trop s'en faire quant à l'écriture: ça s'apprend. Enfin, garder en tête que le journalisme est un métier demandant une vraie passion, donc ne pas compter ses heures.



