Lien vers un document interneCharles Taylor, surnommé le «Diable Rouge»

En 1997, pendant sa campagne pour l'élection présidentielle, l'ex-homme fort du Liberia utilisait des slogans comme: «J'ai tué ton père, j'ai tué ta mère, vote pour moi si tu veux la paix!» Aujourd'hui traduit devant la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye, Charles Taylor plaide non coupable.

Charles Taylor, ex-président du Liberia

Charles Taylor, ex-président du Liberia

Le 26 mars 2006 au matin, après une brève cavale, Charles Taylor est arrêté alors qu'il tente de fuir le Nigeria. Trois jours auparavant, les autorités de ce pays dans lequel il s'était exilé avaient décidé de le transférer à Freetown, capitale de la Sierra Leone. Il devait y répondre des crimes dont il est accusé.

Lors des années de rébellion qui l'ont mené à la présidence du Liberia, Charles Taylor aurait causé la mort de 300'000 personnes et engendré plus d'un million de déplacés. En 1991, une fois devenu président, il lance (avec des appuis locaux) une autre rébellion, cette fois dans le pays voisin de la Sierra Leone. Résultat: dix ans de guerre, 120'000 morts supplémentaires, des dizaines de milliers de femmes et d'enfants amputés à la machette. C'est pour ces agissements en Sierra Leone qu'il sera jugé en 2007 à La Haye (Pays-Bas).

Inculpé de crimes contre l'humanité, Taylor devait dans un premier temps comparaître à Freetown, devant le Tribunal Spécial pour la Sierra Leone (TSSL). Mais Ellen Johnson Sirleaf, actuelle présidente du Liberia, a exigé qu'il soit éloigné de la région pour éviter toute tentative de déstabilisation. Même incarcéré et privé de ses droits, l'homme est encore considéré comme dangereux. (Franck Sarfati – 21.07.06)

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