Lien vers un document interneLa Justice internationale

Où juger les responsables nationaux accusés de crimes commis dans le cadre d'un conflit international? Depuis octobre 2004, c'est à La Haye (Pays-Bas), devant la Cour Pénale Internationale, que les dictateurs et tortionnaires présumés répondent de leurs actes.

Logo de la CPI

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République Démocratique du Congo, Ouganda, Soudan, Liban ou Sierra Leone: la Cour Pénale Internationale (CPI) ne chôme pas. Il faut dire que sa matière première – les conflits internationaux – abonde.

Créée en juillet 1998, la CPI a été imaginée pour faire en sorte «que les crimes internationaux les plus graves ne demeurent pas impunis». Le Statut de Rome, qui en décrit les compétences et le fonctionnement, est entré en vigueur en juillet 2002. Depuis cette date, les individus qui commettent un crime énoncé dans le Statut sont passibles de poursuites devant la Cour.

Charles Taylor est l'un de ces individus. Depuis 2007, devant la Cour, l'ex-président du Liberia fait faire face à une longue liste d'accusations. Ce procès retentissant se tient à La Haye, siège de la Cour Pénale Internationale. Si celle-ci ne fait finalement que mettre ses locaux à disposition du Tribunal Spécial pour la Sierra Leone, il s'agit tout de même d'une grande victoire pour la Justice internationale.

Privée de verdict par la mort en cellule de Slobodan Milosevic en mars 2006, cette même justice internationale espère donc se rattraper avec l'ex-homme fort libérien. Car l'important finalement, c'est que les dirigeants du monde entier sachent que leurs actes peuvent aujourd'hui être jugés et, si nécessaire, punis. (FS)

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