Lien vers un document interneUn peu d'histoire

L'opéra, c'est un peu comme le fromage. Lorsqu'on est jeune, l'idée qu'un jour on l'appréciera semble une hérésie. Et puis, avec le temps, on finit par y goûter et, souvent, par l'aimer. En attendant, on peut toujours s'instruire en apprenant un peu de son histoire.

Florence, berceau de l'opéra

Florence, berceau de l'opéra

Le Moyen Age, avec ses mystères et ses miracles, possédait déjà une forme de théâtre chanté. Celui-ci s'inspirait des textes sacrés et permettait à l'Église de transmettre ses préceptes au peuple, le plus souvent illettré. Ces spectacles furent d'abord présentés dans les églises puis directement dans la rue.

Au XVIe siècle, en pleine Renaissance, des intellectuels et musiciens florentins regroupés sous le nom de Camerata Bardi tentent de faire revivre, en musique, le style théâtral de la Grèce antique. Ils souhaitent aussi que les compositeurs retranscrivent dans leurs œuvres les propos exacts des auteurs.

Dans leur vision de l'art lyrique, pour que le public comprennent plus facilement les textes, le chant choral (polyphonique) doit être abandonné au profit du chant soliste (monodique), accompagné par des instruments. Leurs travaux, très théoriques, n'aboutiront à rien de concret.

Un autre groupe se forme autour du musicien Jacopo Corsi, surintendant des arts de Ferdinand de Medicis. En 1594, Jacopo Peri, membre de cette nouvelle Camerata, présente «Daphne», pièce considérée comme le premier opéra véritable.

Mais c'est Monteverdi, un compositeur plus reconnu qui popularisera cette forme d'art avec son «Orfeo» de 1607. Avec l'immense succès du «Couronnement de Poppée» (1642), la renommée de Monteverdi s'étend de l'Italie à toute l'Europe et installe définitivement le genre de l'opéra dans le goût du public. (FS)

  • De «Ambitus» à «Volata»

  • Vocabulaire de l'opéra

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