
«Pourquoi je fais cette expérience? Dans quel but?» Selon Didier Raboud, responsable du projet climaTIC-suisse.ch (ClimaTIC-suisse.ch, à quoi ça sert?), c'est la vraie question à se poser. Aujourd'hui à la tête de la communication de l'Université de Genève, ce docteur en astrophysique n'en démord pas. Pour lui, science rime avec bon sens.
Il illustre son propos avec l'exemple suivant: «Lorsqu'on achète trois litres de thé froid dans un supermarché, qu'on les paie avec un billet de 100 francs et qu'on vérifie la monnaie en retour, on a déjà une démarche scientifique!»
Didier Raboud aimerait que la science ne soit plus perçue comme «une chose désincarnée à laquelle personne ne comprend rien.» Il la décrit plutôt comme une «aventure humaine, une façon de présenter ou d'interroger le monde qui nous entoure.»
Même discours de la part de Sophie Hulo, docteure en biologie et responsable du volet équatorial de climaTIC-suisse.ch. Pour elle, «il faut amener les élèves à s'interroger, notamment grâce à des enquêtes sur le terrain, et à interpréter les résultats qu'ils obtiennent.»
Au-delà de l'exercice purement scolaire, elle ajoute que recourir à une démarche scientifique permet de «développer un esprit critique, de s'habituer à remettre en question des informations reçues toutes faites.» Une démarche utile tous les jours et dans de nombreux cas de figure. (FS)


